19th October 2009

Le Cambodge

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Passer la frontière avec le Cambodge s’est trouvé être un jeu d’enfant. Nous avions un bus de Saigon à Phnom Penh, et le “guide” nous a aidé avec les formalités ; les mêmes formulaires que pour les autres frontières en fait, et personne ne vérifie ton sac ou ton état de santé. Mais de l’autre côté, quelque chose cloche: il y a un énorme casino, entouré de dizaines de maisons en bois qui tiennent à peine debout, maisons qui servent également de petit magasin où l’on peut acheter de tout: nourriture, papier toilette, clous (!) ou frein de vélo. Le traffic semble plus chaotique qu’au Vietnam, on dépasse sans jamais regarder, et on klaxonne pour virer les voitures en face. Les voitures et camions sont régulièrement pleins à craquer, y compris sur le toit.
   
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A Phnom Penh, nous avons trouvé plus de voitures de luxe (en particulier grosses Toyota ‘Hi-Lux’ ou ces grosses jeeps utilitaires ‘Humvees’ version ville ultra-propre) en un jour et demi qu’à Helsinki en 3 ans. A côté de ça, il y a ces enfants sales en haillons qui font la manche et viennent vous demander de la bouffe dès qu’ils vous voient. Ils ne demandent rien aux propriétaires des grosses voitures, ceux-là les envoient systématiquement paître. Une note positive en revanche: les gens ont l’air plus polis que dans le pays précédent. Ils vous saluent avec les mains jointes en prière, avec le sourire. Leur anglais se limite souvent à “Tuk-tuk monsieur ? Vous allez où ?”, ça nous change du “Hello, moto ?”
Côté pratique, les distributeurs de billets ne dispensent qu’en Dollars US (sauf Canadia Bank), mais ceux-ci (en petites coupures) sont acceptés partout. Pour les valeurs inférieures à 1 Dollar, la monnaie est rendue en Riels, 4000 Riels pour 1 Dollar. Il est souvent intéressant de changer à un meilleur taux et de garder ces Riels sur soi ne serait-ce que pour ces inombrables petits achats (resto, eau, etc).
Nous ne sommes pas restés longtemps dans la capitale, mais avons visité le palais royal (splendide), Wat Phnom (temple) et les rues entre ces 2 lieux et notre auberge. Plus longtemps, je crois aurait été trop pour nous. Au temple Wat Phnom, un certain nombre de singes se baladent dans le parc, et il est possible d’acheter des fruits ou racines de lotus aux gens pour les nourrir. Certains singes sont devenus tellement gros qu’ils ont de la peine à se bouger. Il est intéressant de noter que lorsque ce singe a abandonné ses 2 bananes à la vue d’un régime complet 10m plus loin, les gamins du coins (les enfants de ceux qui vous vendent la bouffe) foncent sur ce qu’il reste.
On a laissé tomber (pas voulu voir) les sites historiques liés aux Khmers Rouges (la prison Tuol Sleng et les plaines de massacre) ainsi que la décharge locale ou des centaines de gens, y compris des enfants marchent sur des seringues usagées dans l’espoir de trouver quelque chose de valeur.
   
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Nous avions pris l’habitude de prendre le bus avec ‘Sinh café’, au Vietnam, et jusque Phnom Penh nous étions satisfait, mais sur le trajet jusque Siem Reap, le chauffeur fait son propre business et prend des gens supplémentaires sur la route. Ce ne serait pas un probleme en soi, si ceux-ci n’étaient pas malades en bus, en plus de leur toux, et si le chauffeur ne conduisait pas comme un malade pour rattraper le temps qu’il a perdu en s’arrêtant les prendre. Par ailleurs, notre bus a crevé un pneu, ça nous a donné le temps d’admirer un garage de campagne, les plaines inondées, les maisons sur pilotis et les rizières.
A Siem Reap, nous avons loué des vélos 3 jours de suite pour explorer le célèbre site d’Angkor Vat. En dehors du temple central, qui figure sur toutes les brochures, le site contient un grand nombre d’autres temples, de toutes tailles et formes. Le style peut se reconnaître à plusieurs choses, en particulier le type de roche, le dieu honoré (Bouddha, Vishnu, Indra), et dépend de qui en est à l’origine (Khmer, Thai, Cham). De plus, Mère Nature a décidé d’améliorer certains temples en ajoutant de la mousse ou des herbes hautes sur les tours, ou en faisant pousser des arbres énormes sur les murs, renforçant les portes à grand renfort de racines, sans oublier le chant des animaux et le bruit d’autres animaux, pour rappeler qu’ici c’est la jungle, tout de même. On a adoré !
Maintenant, difficile de rester patient avec tous ces marchands ambulants dans les temples, ceux qui vous font croire qu’ils vous donnent accès à une partie restreinte pour une toujours modique somme, juste pour vous. Difficile de ne pas voir les singes et le même manège qu’à Phnom Penh concernant la bouffe. Et la moitié des vendeurs sont des gamins, bien que tous les étrangers rencontrés nous ont affirmés qu’eux non plus n’achetaient rien des enfants pour éviter de les encourager. Et jamais loin, les parents sont là, assis à l’ombre sous un arbre, à rien glander d’autre que vérifier que les bambins bossent à leur place. “Tu n’es pas à l’école ?” “Seulement le matin !” ou “C’est les vacances !” Il nous semble que les vacances scolaires au Cambodge sont particulièrement longues …
   
Photos: 1er jour, 2ème jour, 3ème jour
Diaporama: 1er jour, 2ème jour, 3ème jour

Que ce soit à Phnom Penh, Siem Reap, Kampong Cham ou Stung Treng, nous avons pu tester un certain nombre de choses. Par exemple “Docteur Poisson”: vous mettez vos pieds dans un bassin plein de petits poissons qui viennent vous manger la vieille peau et les impuretés. Ca chatouille ! La nourriture était également intéressante avec une forte influence indienne. C’est très bon la plupart du temps (un mauvais repas en 10 jours), et pas cher ; comptez 1,5 dollars pour un bol de curry au lait de coco avec morceaux de poulet ou de boeuf. Les shakes à l’ananas, la banane, la noix de coco, mangue ou papaye (jus de fruit frais avec glace pillée) coûtent environ 0,5 dollar !
Entre autres choses, nous avons eu la chance d’arriver à Siem Reap à une période spéciale, et de se faire réveiller à 3H du mat’ par les chants des moines buddhistes (j’adore ces chants, mais à cette heure-là, je hais tout le monde, désolé). Alors on a changé de coin, plus tranquille, mais on s’est fait viré parce que, bien qu’écrit noir sur blanc sur leur page de réservation, le petit-déjeuner n’est pas inclu, la discussion a tourné au vinaigre. Et bien sûr, comme au Vietnam et en Chine, le concert de klaxons commence vers 6 du matin, heure à laquelle le personnel de l’auberge hurle d’un bout à l’autre du couloir, et demander du silence ne fait qu’empirer les choses. Nous avons plein d’histoires en stock pour les longues soirées d’hiver :)
   
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Il est temps pour nous de prendre le bus et tenter notre chance avec le Laos.

This entry was posted on Monday, October 19th, 2009 at 12:00 and is filed under in English please !, news, voyages, worldtrip'09. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Both comments and pings are currently closed.

There is currently one response to “Le Cambodge”

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  1. 1 On October 19th, 2009, Päivi said:

    Ciao!!! Ihana oli taas lukea teidän seikkailuista. Kyllä on teillä muisteltavaa, miten meinaatte arkistonne järjestää?!! Jossain mainitsitte olemattomista jalkakäytävistä. Sitten kun haluatte uudestaan kokea sellaista tervetuloa tänne Italiaan ja Baronissiin. Löytyy sitä olemattomuutta vain muutaman tunnin lentomatkan takaa….
    Terveiset täältä viileämmästä Italiasta, ihan on jo takkia tarvittu t. Päivi

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